Votre publicité ici — Emplacement OR — contact@jamainfo.ml
Sanan TV
Diplomatie

ONU : ce qu’il faut retenir du discours d’Abdoulaye Diop

Publié le 29/09/2026 • Par La Rédaction

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, s’est exprimé lundi 28 septembre à la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, au nom du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Il a mis l’accent sur la souveraineté, la sécurité au Sahel et la réforme de la gouvernance mondiale.

Un discours au jour anniversaire

Le chef de la diplomatie malienne a pris la parole le lundi 28 septembre 2026 lors de la 81ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York. La date était symbolique. Le ministre a rappelé que le Mali est entré à l’ONU le 28 septembre 1960, sous la présidence de Modibo Keïta, 66 ans jour pour jour avant ce discours.

Le général Assimi Goïta n’a pas fait le déplacement. Comme lors des sessions précédentes, c’est le chef de la diplomatie qui a porté la voix de Bamako. Le débat général s’est tenu du 22 au 28 septembre, sur le thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ».

Critique d’un droit international « à deux vitesses »

Abdoulaye Diop a critiqué ce qu’il considère comme une application sélective du droit international dans la gestion des crises. Selon lui, ces pratiques ont affaibli la confiance dans les institutions multilatérales. Bamako a demandé la levée des sanctions et mesures coercitives unilatérales visant plusieurs pays, et une représentation plus équitable de l’Afrique dans les instances internationales de décision.

Le Sahel et la question libyenne

Sur la sécurité, le ministre a établi un lien direct entre l’intervention militaire de l’OTAN en Libye en 2011 et la dégradation de la situation au Sahel. Selon lui, cette intervention a contribué à la propagation du terrorisme dans la région. Il a aussi accusé l’Ukraine de soutenir des groupes armés terroristes opérant dans le Sahel. Ces accusations relèvent de la position officielle du gouvernement malien. Kiev les a rejetées lors d’épisodes précédents.

Le ministre a salué la revue stratégique en cours du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et souhaité qu’elle prenne davantage en compte les réalités de la région.

L’AES, « sans tutelle extérieure »

La Confédération des États du Sahel a occupé une place centrale dans le discours. Le ministre a rappelé sa création par le Burkina Faso, le Mali et le Niger le 6 juillet 2024 à Niamey. Il a affirmé que les trois pays restent ouverts à la coopération, à condition qu’elle respecte leur souveraineté et leur intégrité territoriale. Il a résumé cette position en une formule : « Nous n’avons pas à cet égard d’injonction à recevoir ».

Sur le plan intérieur, Bamako a réaffirmé sa volonté de poursuivre le dialogue et la réconciliation nationale, en laissant la porte ouverte aux combattants disposés à déposer les armes.

Or, lithium et intelligence artificielle

Sur le plan économique, le ministre a défendu une meilleure mobilisation des ressources nationales, notamment le contrôle et la valorisation de l’or et du lithium, afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs. Il a également cité la création du Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali, présenté comme un outil pour développer les compétences nationales dans les technologies émergentes.

Contexte

Ce discours intervient dans une période sécuritaire difficile. Le 10 septembre, le JNIM, affilié à Al-Qaïda, a attaqué un camp de l’armée à Dioura, dans le centre du pays. En septembre 2025, le Mali avait annoncé son retrait de la Cour pénale internationale, avec le Burkina Faso et le Niger. Le retrait formel a débuté en juin et prendra un an.

Mots-clés : Hausse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Votre publicité ici — Emplacement BRONZE — contact@jamainfo.ml
Défiler vers le haut